C’est au fond d’une petite traverse aixoise, derrière les volets vert amande de la bastide familiale que j’ai vu le jour,  3eme fille d’une Maman artiste peintre et d’un Papa architecte.

Dans cette jolie demeure, des générations d’artistes se sont succédées et des foules d’amis aux accents exotiques continuent de s’y croiser car ma tribu c’est ça : l’amour de l’art et l’art de l’amour.

Si ma sœur aînée s’est très tôt destinée au théâtre, c’est mon autre sœur que nos parents ont poussée vers la danse, pour moi, ce devait être GRS et piano !

Sauf que j’ai toujours rêvé de danser, de monter sur scène, comme ma sœur, comme les petites filles que je voyais tous les mercredis s’exercer dans l’école en bas de chez moi. J’ai très vite su que mon mode d’expression serait le mouvement.

Alors j’ai emprunté les chaussons de ma sœur, je me suis mise à « ma » barre et j’ai répété inlassablement les mouvements que j’observai par la fenêtre.

Et pour les 50 ans de ma maman, du haut de mes 12 ans, j’ai monté mon premier spectacle. Une révélation !

Devant tant de détermination, mes parents ont fini par s’incliner. J’ai fait le conservatoire avant de m’envoler un an pour les Etats-Unis.

Il faut dire  que chez mes parents,  à la Bastide, on s’interpellait en Japonais, on buvait en Allemand et on riait en Italien. Les amis rencontrés aux quatre coins du monde étaient toujours les bienvenus, pour un repas, pour une nuit, pour toujours… alors, après avoir enchaîné des contrats en France et en Suisse, je suis partie pour l’Italie.

Les plus belles scènes du monde, les plus grands chorégraphes… j’étais bien décidée à y consacrer ma vie…

J’ai intégré la compagnie italienne Aterballetto avec qui j’ai dansé 7 ans, jusqu’à perdre haleine, jusqu’au burn-out.

Et en 2013, ne sachant plus vraiment où j’allais ni ce que je voulais, j’ai raccroché pointes et tutu. Et j’ai lâché prise. Je me suis littéralement abandonnée à la vie. J’ai décidé de me laisser porter et de faire confiance au destin. Je me suis intéressée également à une nouvelle discipline de préparation et récupération physique que j’avais découverte et pratiquée en Italie, la Gyrotonic.

C’est comme ça, qu’entre la galerie de peinture de Maman et le théâtre de poche de ma sœur, je me suis reconstruite pas à pas, sans sauter les étapes, contrairement à mon habitude! et que fin 2013, j’ai ouvert mon studio de gyrotonic.

C’est en discutant avec ma grand mère femme engagée, résistante et artiste, que j’ai peu à peu compris le sens de ma « mission »: Concilier mon art, mon héritage familial et ma force de caractère pour rendre nos âmes et nos corps plus beaux et plus heureux.

C’est ainsi qu’est née French Ballerina, la danseuse 2.0

Élégante et gracieuse mais forte et engagée ! Respectueuse de la tradition, mais à la pointe des tendances et des nouvelles techniques de communication ! Icône des réseaux sociaux mais donnant de son temps et de son corps pour défendre les causes qui l’habitent.

Mon objectif ? Faire sortir la danse des théâtres et l’emmener dans des endroits insolites, dans la rue, dans les escaliers (ma spécialité), sur les toits, à la rencontre du public… Utiliser la danse comme media pour mettre en lumière des lieux, des marques, mais aussi faire avancer les projets qui me tiennent à coeur.

Un pied en France, l’autre aux États-Unis, je ramène de mes voyages des chorégraphies originales, des idées innovantes et des photos inédites, que je partage sur les réseaux sociaux. Avec encore et toujours l’envie de vous inspirer pour nous rendre plus beaux !