Hello Hello!

Si tu lis cette article c’est que tu as certainement envie d’en savoir un peu plus…! Comment peut-on passer d’une carrière de danseuse pro à un métier de chef d’entreprise, sans oublier la photo, la vidéo et l’enseignement?

Et bien oui, après un gros burn out que j’ai finalement accepté en 2013, je me suis rendue à l’évidence que je n’avais plus autant de joie sur scène, plus autant de joie à répéter en studio et à être tout simplement ce pourquoi j’étais faite: Danseuse!

Pourtant, tu me rétorqueras que c’était un rêve, une vocation, une évidence? Oui c’était et c’est toujours le cas! Mais j’avais besoin d’être « normale », ou du moins de me sentir comme une personne normale… Tu comprends?

J’en avais marre de ce système élitiste et petit (trop petit). J’avais envie de pouvoir me dire le vendredi soir que j’allais avoir un vrai weekend de repos, bien mérité, samedi et dimanche. Comme une personne normale! Et non après 13 jours de tournée, 12 spectacles et 0 jour off sans oublier les 15h de bus aller + retour. J’avais envie de boire un verre de vin blanc sans me poser de question sur le fait que le lendemain mon corps sentirait l’acidité dans les muscles. J’avais envie de dire à mes parents: « je viens déjeuner avec vous ce midi », sans me poser la question de la distance ( parfois 15 000KM). J’avais envie d’être présente aux fêtes de famille et aux naissances de mes neveux sans que la distance et mes spectacles soient un obstacle.

Bref, je voulais être Parfaitement normale. Et c’est donc ce que j’ai fait!

En 2013, j’ai quitté la compagnie ATERBALLETTO, où j’avais tout. Je dansais les rôles dont j’avais rêvé lorsque j’y étais entrée. On tournait beaucoup, beaucoup de spectacles dans les plus beaux théâtres et pourtant j’en avais assez..

Alors j’ai suivi mon coeur et ce qui me mettait en joie. J’ai refusé de signer le contrat pour la saison 2013-2014. J’ai refusé de prendre la place de quelqu’un d’autre. Je ne trouvais pas cela juste que de rester dans un lieu juste parce que les places y sont chères. Je n’étais plus heureuse, j’étais couverte de psoriasis, et ma gorge s’enflammait à la moindre contrariété.

Alors je suis partie, un peu comme une voleuse mais sans regret! Ce qui suit est une multitude d’expériences pour lesquelles je suis très reconnaissante.